COMING OUT ET TRANSITION

Cela faisait 4 ans que je vivais ma féminité pratiquement au grand jour, j’avais mon propre logement, je sortais la journée durant le week-end, tant pour faire mes courses, me promener en ville, de temps en temps je dînais au restaurant. J’avais également entamé un parcours d’hormonothérapie auprès d’un endocrinologue avec le prise d’oestrogène. Mon physique avait quelques peu changé, ma peau s’était adoucie, ma poitrine était devenue plus sensible et avait pris un peu e volume mais pas assez pour remplir un bonnet b de soutient- gorge, très peu de pilosité et ma zézette n’avait plus d’érection, c’était devenue un petit bout de chair qui ne mesurais pas plus de 4 cm.

Je travaillais depuis près de cinq ans dans un cabinet juridique en tant qu’assistant administratif, il n’y avait plus que là que je devais me déguiser en homme. Cette situation, je dois le reconnaitre, commençait à me peser, de plus j’avais engagé une démarche pour faire rectifier mon état civil en faisant changer mon prénom, d’autant plus que ma carte d’identité arrivait à expiration, et quelques temps plus tard je devais passer sur le billard pour une augmentation mammaire avec des implants en silicone.

Alors un jour, à la fin de ma journée de travail, je pris mon courage à deux mains et décidais de mettre m patronne au courant des ma situation et de mes intentions. Je dois avouer que cela c’est plutôt bien passé, la nouvelle fut bien reçue par cette dernière, une simple condition me fut imposée, je devais accepter de passer une soirée un soir avec elle en tant que Camille pour qu’elle voit si ma personnalité s’intégrerait bien au cabinet.

Rendez- vous fut pris pour le soir même à 19h30, cela me laissait un peu de temps pour me préparer, la rejoindre au cabinet et passer devant le jury si j’ose m’exprimer ainsi. J’avis opté pour un tailleur sobre, un chemisier élégant, des collants et des escarpins avec de petits talons. Une fois de retours au bureau, je la prévenais de mon arrivée à l’interphone, la rejoignais dans son bureau, nous avons discuter de mes projets, et au bout d’une demi- heure, elle me dit  » j’ai une petite faim vous voulez dîner avec moi », je lui signifiais mon accord, et nous sommes allées manger une salade dans un restaurant qu’elle connaissait. Une fois le repas terminé, elle me proposa de m’aider dans mes démarches administratives, quelle m’octroyais un congé jusqu’ a ma sortie de la clinique et que cela lui donnait le temps de mettre les reste du cabinet au courant de ma situation et que maintenant dit- elle avec sourire le cabinet serait exclusivement féminin.

Je pris donc ce congé, pendant ce temps, elle s’occupa auprès de tribunal de grande instance de mon changement d’état civil, je lui avais donner une procuration pour que le renouvellement de ma carte d’identité soit fait, et une vingtaine de jours plus tard, je rentrais à la clinique pour subir mon augmentation mammaire. Elle avait eu la gentillesse de m’accompagner à la clinique, et c’est également elle qui est venue me chercher 2 jours après mon opération, avec une enveloppe qui contenait ma carte d’identité avec mon prénom féminin et une photo qui me ressemblait, elle avait pousser la démarche jusqu’ a faire également changer l’intitulé de mon compte bancaire, et même mon permis de conduire.

Le lundi suivant, je reprenais donc le travail mais en tant que Camille, je disais adieu au port du pantalon et depuis ce jour je n’est pratiquement jamais portée de pantalon. Je me remémorais ce que ma mère me disait, le port du pantalon était formellement interdit au femme dans le cadre de leur travail. Notre patronne avait très bien préparé le terrain en ce qui me concernais, pas de regard réprobateur, ni de curiosité ( ou alors se fut très discret), ma nouvelle identité était apposée sur la porte de mon bureau et celui- ci avait même été légèrement redécoré avec une petite touche féminine. Les premières question me furent posées quelques jours plus tard, par une des assistante juridique, alors que nous prenions le café avant de commencer notre journée, elle me dit si j’ai bien compris quand tu parlais de la fille qui partageait ta vie, tu voulais parler de ton alter ego féminin, et quelle ne fut pas sa surprise lorsque je lui répondais qu’elle avait tout faux, que je vivais en couple avec une fille une vraie ( cisgenre) comme on dit de nos jour, que cette dernière m’avait toujours accepter comme telle que j’étais et que nous filions le parfait amour toutes les deux. Je poussais même plus loin en leur révélant que ma compagne et moi comptions nous unir officiellement dès que cela serait possible mais également que cette dernière était en situation de handicap puisque lorsqu’elle avait 15 ans elle avait perdu sa jambe gauche lors d’un accident de mobylette, qu’elle avait dû être amputée relativement haut au niveau de son fémur, en terme technique, on avait désarticulé sa jambe, qu’il ne restait plus de matière osseuse sur celle- ci, que ce qui le restait de sa jambe gauche était un moignon uniquement composé de chair et de tissus musculaire, ce qui rendait impossible l’utilisation d’une prothèse, depuis son accident elle ne se déplaçait qu’avec des cannes anglaises ou bien avec un fauteuil roulant mais qu’elle ne l’utilisait quasiment jamais. En l’espace de quelques jours, j’avais effectué deux COMING OUT, le premier en tant que transgenre et le second en révélant que j’étais homosexuelle.

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